
Les nouvelles possibilités de
la tremperie sans eaux usées
Dans le domaine du traitement à chaud
des métaux, il existe des domaines d'application dans lesquels
les processus de bains de sel ne sont que difficilement substituables.
Après leur traitement en bain de sel, les pièces usinées
doivent être libérées de la pellicule de sel qui
leur reste attachée. Ce nettoyage se fait à l'eau dans
dans cuves de nettoyage ou des machines à laver. Ceci génère
des effluents fortement toxiques qui ne peuvent être rejetés
directement dans le réseau public d'eaux usées ; ils
doivent bien au contraire être traités et éliminés
dans le respect des règlementations techniques en vigueur [NdTr.
: les "a.a.R.T." en Allemagne]. La notice M 758 du code ATV décrit
avec précision ce type de problème.
Ce procédé est onéreux, et peu satisfaisant sur le plan écologique
parce qu'il accroît davantage le degré de salinité, déjà fort,
des eaux sales. Enoncé il y a 15 ans, le concept de trempe avec rejet
liquide nul s'est donné comme objectif de faire réutiliser de manière
cyclique l'eau requise par la trempe et ne remplacer par de l'eau claire, si
possible, que les pertes dues à l'évaporation. En employant des
cuves de lavage en cascade, on s'est approché de cet objectif, mais les
eaux de lavages s'en trouvaient si concentrées en déchets qu'elles
n'avaient plus guère de propriétés nettoyantes. Les bains
utilisés ne pouvaient qu'être évaporés ou volatilisés.
Des appareils ont été mis à ces fins sur le marché.
C'est pour ces raisons que les appareils de distillation sous vide constituent
un pas important pour la trempe sans eaux sales. Ces appareils condensent l'eau évaporée
sous vide et à moindres frais, ce qui qui permet de récupérer
l'énergie nécessaire à l'évaporation pour continuer
le processus. Par ailleurs, l'environnement ne sera pas pollué par ces
vapeurs. Ce dispositif, qui a déjà fait ses preuves dans plusieurs
gros ateliers de traitement thermique, est présenté ci-dessous.

1. Installation de distillation
sous vide
Le dispositif de distillation sous vide a l'avantage de réaliser l'évaporation
pour une consommation d'énergie imbattablement faible. Elle ne demande
qu'environ 90 Wh/litre, soit seulement environ 10 % de ce que consomment les
systèmes d'évaporation traditionnels. Au prix de 0,09 EUR/Kwh,
le recylage d'un m3 d'eau de rinçage
ne coûte en électricité que 7,75 EUR, contre environ 75 EUR.
Un autre atout décisif réside dans le fait que l'eau nettoyée
peut être réintégrée dans le processus. Il n'y a ainsi
plus besoin de ville, sinon pour la compensation des faibles pertes liées à l'évaporation.
1.1 Fonction
Le VACUDEST® 30 fonctionne en système fermé, sans chauffage
ni refroidissement (figure 2). Seules les pertes d'énergie ou de chaleur
sont compensées par ce que dégage le fonctionnement de la pompe à vide.
L´eau de rincage à évaporer est aspirée automatiquement
par le vide dans l´installation. Elle s´évapore à 86
C° en raison de la dépression crée par la pompe à vide,
puis est recondensée dans l´échangeur de chaleur. L'énergie
consacrée à la condensation reste ainsi en équilibre avec
celle employée pour la vaporisation. Si l'eau de rinçage affiche
un taux de concentration en déchets supérieur à plus de
700-900 g de sel par litre, l'installation est automatiquement vidangée,
puis re-remplie et redémarée pour son emploi suivant. Ce dispositif
est conçu pour un fonctionnement automatique 24 heures sur 24.
1.2 Données techniques
Un mode d'assemblage particulièrement compact, par ex. le VACUDEST® 30,
ne fait que 1190 mm de longueur x 570 mm de largeur x 1175 mm de hauteur, affiche
une capacité de distillage de 30 l/h et une consommation de 2,7 kW. Avant
tout, la hauteur réduite du dispositif permet une installation directement
au dessus de la cuve de nettoyage ou bien à tout autre endroit surélevé,
afin qu'il ne soit pas nécessaire de lui consacrer d'espace supplémentaire.
Son niveau sonore s'élève à moins de 72 dB(A). Une construction
robuste : pas de pièces rotatives telles que des pompes ou des ventilateurs
en contact avec les déchets, c-à-d pas d'usure, ni de pertes d'étanchéité causées
par la présence de particules comme par ex. des calamines dans le bain
de rinçage. Un évaporateur horizontal : c-à-d que les tuyaux
sont constamment en contact avec l'eau de rinçage, même lorsque
l'installation est inactive. Ainsi est évitée la formation de dépôts
causés par le dessèchement et la cristallisations des sels. Un
entretien optimal des pièces est assuré, par ex. pour l'évaporateur,
extractible par un nombre restreint de poignées. Pas besoin de chauffage,
ni d'énergie pour la mise en mouvement ou le support. Pas besoin de refroidissement.
Capacités disponibles : 20/30/40/60/90/120/160/250/400/760 litres par
heure.
2. Exemples
2.1 Eau de rinçage issue de la trempe de petites pièces et riche
en nitrites / nitrates.
Chaque jour, ce sont environ 1,5 m3 d'eau de rinçage qui sont traitées à la
sortie des bains de trempe AS140. Le distillat est directement réutilisé comme
eau de rinçage, le sel de trempe concentré est renvoyé vers
le bain de sel. Pour empêcher un enrichissement de l'eau en sel ou de fortes
aspersions, le concentré est amené dans le bain dans un récipient
intermédiaire spécial. Ce qui Le reste d'eau s'évapore lors
de la conduite dans le bain. Tout ce processus fonctionne pratiquement sans produire
d´eaux usées et sans apport d'eau claire. La quantité de
sel récupérée chaque jour atteint 72 kg, l'économie
quotidienne d'eau, 700 litres, et les frais d'énergie se montent à 6,5
EUR par jour.
2.2 Eau de rinçage issue d´importantes lignes de traitement thermique
et riche en cyanures / cyanates
Dans cette configuration d'utilisation, toutes les eaux de rinçage sont
rassemblées et traitées dans une cuve commune. Le distillat est
provisoirement stocké puis directement mis par une pompe rotative à la
disposition d'un diffuseur de vapeur pour le nettoyage des pièces trempées.
Ce dispositif fonctionne sans générer d'eaux sales. Le concentré comporte
plus de 800 g de sel par litre. Après vidange, les résidus se refroidissent
et le sel se cristallise. Les sels provenant du rincage surnageant peuvent être
remis aux eaux sales et être de nouveau traités. Ce qui reste de
sel est entreposé dans des récipients adéquats à proximité des
bains de trempage et des fours de préchauffage, jusqu'à être
entièrement asséché. La quantité de sel évaporée
représente environ 36 kg par jour, pour une économie d'eau de 700
l/jour et une consommation d'énergie de 6,5 EUR/jour.
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